Le consommateur digital28.10.2016 A l’ère du digital où placer la technologie en magasin ?

A l’ère du phygital (mot valise pour physique et digital), les enseignes ne peuvent plus ignorer l’importance de la digitalisation du parcours client, notamment auprès des plus connectés.

 

Le consommateur digital n’est pas digital que chez lui ou dans la rue, avant ou après l’achat, il l’est aussi dans le magasin, pendant l’acte d’achat. Il accumule des informations en amont, compare pendant et donne son avis après…

Il convient alors de répondre aux attentes d’un consommateur parfois plus informé que les vendeurs.

 

Dans le domaine de la cosmétique, l’ouverture du Sephora Flash le 21 octobre 2015 avait suscité un grand intérêt aussi bien chez les professionnels, attentifs aux réactions des consommateurs, qu’auprès des consommateurs, curieux de rencontrer le petit robot, les écrans tactiles, le magasin épuré, un distributeur d’échantillon personnalisé…

http://www.lsa-conso.fr/sephora-flash-un-vrai-magasin-connecte,222771

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LSA parle alors, en 2015, de concept digital abouti.

 

Cependant, en y allant en « cliente mystère », certaines théâtralisations du digital pouvaient aussi mettre à distance : les personnes moins impliquées dans le digital qui montraient des difficultés pour se repérer, mais aussi via une surenchère que j’ai perçue, en tant qu’observatrice de l’omnicanal et du commerce connecté.

 

Sephora Flash propose de nombreuses innovations rupturistes, en termes d’intégration du digital dans le monde physique. Mais l’équilibre peut aller encore plus loin, avec une continuité Off/Online encore plus invisible pour le consommateur, une continuité qui est l’enjeu clé de l’omnicanal.

 

Par exemple, en allant au très récent magasin de NYX parisien, rue du temple, une marque moderne avec une mission claire : créer une gamme de maquillage de grande qualité à des prix accessibles.  La fusion, l’intégration, la synergie du monde physique et digital m’ont semblé plus prégnants, c’est-à-dire, plus discrets, intuitifs et implicites. On y voit notamment :

– La personnalisation comme mot d’ordre

– Au centre, comme un totem, trône le mur défilant, mais non intrusif, qui bouge en live, et qui montre les #NYX sur Instagram en live… : une façon de valoriser les utilisatrices

 

Est-ce la jeunesse, l’esprit start-up, avec un fort développement sur le web, et l’ambition de la marque qui lui ont permis d’être directement plus en phase avec les attentes des consommatrices digitales au moment de la mise en place de la stratégie phygitale ?

 

Avec les moyens aussi d’un grand groupe avec le rachat en 2014 de la marque Américaine par L’Oréal, pour s’installer rue du Temple à Paris, car L’Oréal a bien compris la croissance potentielle de ces marques, auxquelles le groupe laisse une grande part de liberté dans les prises de décisions stratégiques.

 

nyx

L’Oréal accélère son développement digital http://www.challenges.fr/conso-et-luxe/l-oreal-accelere-son-developpement-digital_39527

 

Allez-y ! Ce n’est pas très loin du Sephora Flash.

Ainsi, on pourra en discuter

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